Il y a les culinosophes du beurre salé, ceux de l’huile d’olive, ceux du vin rouge, ceux du chocolat noir, mais pas trop noir quand même, les culinosophes épicés, les sucrés, les alcoolisés, les confits, les pas trop cuit ! Les recettes de grand-mère, les foie-gras Coca et les McDo vin rouge. Les culinosophes plutôt cuisse, les sans coriandre, les frites-salade, les vanilles de Madagascar, les légumes bio, les par correspondance, les « surtout avec du lait entier malheureux ! », les « comme le chef », les « le meilleur de tout Paris », ainsi que les « t’as rajouté les raisins secs ? ». J’ai un ami, c’est un Culinosophe du genre « bah c’est une tomate quoi ». On voit aussi beaucoup de Culinosophes d’ail en chemise et pas mal en infusion. La mode en ce moment c’est le Culinosophe silpat, le Culinosophe verrine, le Culinosophe siphon et même le Culinosophe sous-vide, si si ! Peut-être que le Culinosophe de l’huitre pourrait mieux s’entendre avec le Culinosophe de la saucisse et celui du « plutôt café le matin » comprendre un peu mieux celui du Gruyère-œuf-bacon-blinis le matin. Et puis au fait, c’est qui le meilleur Culinosophe finalement? Le Culinosophe Savoy ? Le Culinosophe Passard ? A quand le concours du Meilleur Culinosophe de France ? Du monde ? En tout cas, qu’on soit Culinosophe resto, Culinosophe plateau série, Culinosophe Gloubiboulga, ou tartine beurre confiture, l’important c’est de gouter à tout et de ne pas dire « c’est pas bon », mais « je n’aime pas »… Sauf quand ce n’est vraiment pas bon.

Ayant travaillé dix ans dans la restauration gastronomique et semi-gastronomique, j’ai développé une solide connaissance des techniques de cuisine et des produits. Le travail en cuisine est une expérience éprouvante, qui demande beaucoup de sacrifices et d’énergie. J’ai décidé de changer de voie il y a peu de temps pour me consacrer à un métier artistique, mais…

L’amour de la cuisine reste présent et je suis incapable de m’en détacher. Je continue à louer mes services, et reçois parfois chez moi. Sortir des cuisines d’un hôtel ou d’un restaurant pour pratiquer les fourneaux à domicile, c’est tout autre chose. J’ai dû réapprendre à cuisiner chez moi et chez les autres, étendre ma personnalité et ma philosophie à cet univers. Cela m’a permis de découvrir d’autres perspectives.

J’aime manger, traverser toute une ville pour découvrir, goûter, déguster de nouvelles saveurs, plonger dans des livres, des vidéos culinaires, toucher, sentir, regarder, les couleurs, les odeurs, les formes, les textures. La gastronomie sans cesse et le bonheur qui va avec. Un instant si simple, si accessible et une sensation si forte. La cuisine est comme une obsession. C’est un acte d’amour et de générosité, on l’a en soi, parfois on le sait, parfois non, mais on peut l’apprendre. Je ne savais pas que je l’avais, je l’ai appris.

Aujourd’hui, c’est le besoin de partager toutes ces découvertes qui m’a poussé à créer Le Culinosophe.

50% de mon temps est consacré à mon travail et les 50% restant à la gastronomie. Tout ce qui se mange et présente un intérêt gustatif me passionne. Je lis, je surfe, je parcours la ville, je cherche, j’essaie, j’analyse, je cuisine, j’écoute… tout ce qui touche au monde culinaire est pour moi une source constante d’enrichissement personnel.

Du coup que se passe t-il ? Je fais des découvertes. Et ces découvertes, je les partage dans ce blog.

Grâce à tout cela, j’ai développé une philosophie culinaire qui me permet de me libérer et d’échapper aux contraintes. Elle est certainement très personnelle, mais quoi de plus personnel que le goût finalement. Chacun développe sa philosophie culinaire, depuis tout petit et je dirais tout simplement que nous sommes tous des Culinosophes.